LGV Rhin Rhône - branche est
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Paroles d'expert

François Letourneux - Président de la commission Aires Protégées du comité français de l’Union internationale pour la Conservation de la nature

Vous avez suivi les études et le bilan environne- mental de la Ligne à Grande Vitesse Rhin- Rhône branche Est. Vous aviez auparavant travaillé sur la LGV Sud Est. Quelles différences entre les deux ?
Il y a eu des progrès considérables. Notamment dans le souci de faire un état des lieux préalable à tous travaux pour pouvoir comparer entre l’avant et l’après.

Votre diagnostic sur ce bilan ?
Beaucoup de choses ont été faites pour la biodiversité sur la LGV Rhin-Rhône et, en regard de ce que l’on savait faire et de ce qui était demandé, ce n’est pas mal. D’autant que cela a ouvert des pistes pour les futures LGV.

Quels genres de pistes ?
Il s’agit de réaliser des ouvrages qui, au-delà du respect strict des obligations législatives et réglementaires de rétablir des liaisons transversales entre milieux naturels, soient conçus et gérés pour que l’emprise et ses abords aient une dimension et une qualité écologique telles qu’autour de la ligne se constitue un véritable corridor écologique.

C’est ce que vous appelez la biodiversité positive ?
Oui. Et la démarche menée sur la LGV Rhin- Rhône a permis d’ouvrir la discussion. Car faire très bien au lieu de faire bien n’est pas beaucoup plus coûteux ni plus exigeant. Cela nécessite simplement d’être pensé en amont et mené au bout...

Vous êtes confiant pour l’avenir ?
J’espère que RFF poursuivra dans cette voie.