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Rff vous répond

Paroles d'expert

Sébastien Roué - Spécialiste des chiroptères à la CPEPESC

Votre intervention a permis de prendre en compte un site à chauves-souris majeur. Comment y êtes-vous parvenu ? 
Dès le début, en 1995, j’ai eu la chance d’avoir à RFF des interlocuteurs de qualité qui ont d’emblée pris la mesure de l’enjeu et la nécessité d’intégrer ce site, même s’il se trouvait au-delà des 500 mètres du fuseau d’étude. L’argument étant que, même si l’on était à 900 mètres de la ligne, 4 000 chauves-souris étaient concernées. 

Quelles ont été les principales étapes ? 
Une première étude, réalisée en 1999, a permis d’observer les déplacements des chauves-souris. RFF et les maîtres d’œuvre ont pu bénéficier de cette étude pour réaliser les ouvrages d’art maintenant les passages identifiés. En 2003, une nouvelle étude plus importante a confirmé la pertinence des aménagements proposés. Suivie d’une autre, en 2010, pour vérifier qu’ils étaient effectivement fréquentés. 

En conclusion ? 
Ça a été une concertation exceptionnelle. Nous avons pu discuter à chaque étape avec le maître d’ouvrage et les maîtres d’œuvre pour chercher à améliorer le système. Ce qui a abouti à des aménagements fonctionnels pour les chauves-souris. Des moyens ont été mis pour réduire l’impact de cette infrastructure. Reste, comme toujours en la matière, à observer l’évolution sur la durée. En attendant, cela nous a aussi servi à mieux connaître l’espèce, le Minioptère de Schreibers, nom des chauves-souris, que nous avons préservées grâce à cette action.