LGV Rhin Rhône - branche est
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Paroles d'expert

Anne Petit - Responsable du service Environnement à la Direction régionale RFF Bourgogne Franche-Comté

Comment concilier au mieux le respect du cadre de vie des riverains, la préservation de la biodiversité et la réalisation d’une infrastructure linéaire de la taille de la LGV Rhin-Rhône ? 
En anticipant et en intégrant très en amont cette dimension de l’environnement naturel et humain ! C’est ce que nous avons fait dès les études préliminaires qui ont mené à la définition du tracé de la ligne. C’est la première fois en France que ces enjeux environnementaux ont été pris en compte si tôt sur un projet ferroviaire. Il s’agit bien d’une approche globale, qui intègre toutes les facettes, avant, pendant et bien après la mise en service de la LGV. 

Quelles garanties ont été prises ? 
L’éloignement des habitations était le critère essentiel. Mais nous avons aussi évité les zones naturelles les plus remarquables et sensibles. Cela étant, la construction d’une ligne a forcément un impact sur les territoires traversés. Seul un gros travail préparatoire, une concertation permanente, d’importantes précautions en phase travaux et des contrôles minutieux a posteriori permettent de limiter les nuisances, de favoriser la meilleure insertion paysagère et de préserver la biodiversité. 

Comment s’assurer que les mesures prises sont réellement efficaces ? 
Durant le chantier, tout un dispositif était en place pour surveiller l’application des mesures par les entreprises. Au-delà, je rappelle que RFF est soumis à une obligation de résultat et devra pro- duire un bilan environnemental, cinq ans après la mise en service. Nous réalisons des mesures sur le terrain et un suivi scientifique pour évaluer l’efficacité des méthodes et ouvrages réalisés. Ces analyses et leurs conclusions pourront alors avoir valeur d’exemple pour des projets similaires.