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Rff vous répond

Paroles d'expert

Christophe Aubert - Directeur du Conservatoire régional des espaces naturels de Franche-Comté

Vous avez porté plusieurs projets en faveur de la préservation de la biodiversité sur la LGV. Comment les avez-vous identifiés et quelles suites ont été données ?
Nous les avons identifiés au fur et à mesure de la mise en place du programme. Au début, les projets portaient essentielle- ment sur des secteurs pour lesquels nous n’arrivions pas jusqu’alors à mobiliser des moyens financiers. Nous avons aussi sollicité ces fonds pour des actions foncières. En tout, près d’une dizaine de sites a bénéficié du programme. Avec une grande diversité, nécessitant des interventions tantôt ponctuelles, tantôt sur une plus grande durée au travers d’actions pluriannuelles. 

Le programme de RFF vous a-t-il semblé bien dimensionné ? 
Il y avait des disponibilités financières intéressantes, on avait la possibilité de monter des programmes conséquents. Par rapport à d’autres types d’interventions, ça correspondait bien aux besoins, même si l’obligation d’une part importante de travaux sur le terrain pouvait limiter l’éligibilité de certains projets. 

Globalement ? 
Ça a été un très bon levier. Très clairement, cela a permis de préserver et de valoriser des sites sur lesquels nous n’arrivions pas à mobiliser les moyens financiers nous permettant d’être suffisamment présents et de mener à bien des dossiers sur lesquels nous butions depuis des années. Ça a été une vraie opportunité, très importante localement. Et par rapport aux mesures compensatoires, les mesures supplémentaires offraient une réelle souplesse dans la mesure où elles ne comportaient pas de contraintes géographiques strictes ni de types de milieux.