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Rff vous répond

Paroles d'expert

Julien Nialon - Adjoint au Chef d’agence du Dijonnais de Lyonnaise des Eaux

Vous avez dû gérer le passage de la LGV sur l’un des champs captant alimentant l’agglomération dijonnaise en eau. Quel était l’enjeu ? 
Il s’agissait d’éviter tout risque de pollution dans la nappe phréatique, alors que les deux piles du viaduc de Poncey-les-Athée devaient être creusées et percées dans le champ captant. Pour information, l’arrêté préfectoral de Déclaration d’Utilité Publique prévoyait qu’aucune activité autre que l’exploitation du service d’eau potable n’était possible sur le périmètre de protection immédiat du champ captant. 

Qu’est-ce qui a permis de débloquer la situation ? 
Le dossier loi sur l’Eau présenté par RFF offrait toutes les garanties en terme de préservation de la ressource, notamment en phase chantier, la plus délicate. La méthodologie, à laquelle la Lyonnaise des Eaux a été associée en tant qu’exploitant, avec les services du Grand Dijon, propriétaire des installations, les organismes de l’État (ARS), la police de l’Eau et RFF bien sûr, a été exceptionnelle. Protocoles de préservation, procédures d’alertes, analyses... tout a été bien pensé et respecté. 

Comment avez-vous procédé ? 
En phase de perçage, les analyses de l’eau de la nappe étaient quotidiennes. Leur coût étant supporté par RFF. Pendant la période de chantier, les procédures d’alertes stipulaient que nous devions être informés du moindre incident, y compris d’une fuite d’huile sur un véhicule. 

Ceci a-t-il été respecté ? 
Oui, tout le monde a joué le jeu. Tout au long de l’opération d’ailleurs, les discussions avec RFF ont été saines, claires et transparentes.