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Paroles d'expert

Caroline Chevrier, Docteur au Service de Santé au Travail de Besançon

Vous avez suivi plus précisément les salariés des entreprises BEC et DTP. Qu’est-ce qui caractérisait ces personnels ? 
Il s’agissait pour l’essentiel de gens habitués à travailler loin de leur lieu de résidence habituel. Ils vivent souvent en famille, se déplaçant et logeant en caravane. Avec chez les conducteurs d’engins une proportion plus importante de femmes qu’ailleurs. 

Avez-vous relevé des pathologies particulières ? 
J’ai été frappée par l’importance des surpoids, dûs à une mauvaise alimentation. Il leur arrive de ne pas manger à midi, ils sont 8 h par jour dans un engin et font très peu de travail physique. Ce à quoi s’ajoute la culture des travaux publics avec des régimes alimentaires camembert-saucisson pas vraiment équilibrés. 

Les chantiers LGV présentent-il des risques particuliers ? 
Je pense qu’ils présentent moins de risques que les autres car la coordination et les contrôles sécurité sont bien plus importants. 

Que faudrait-il selon vous améliorer ? 
C’est moins une question de sécurité que d’hygiène de vie. Il faudrait étudier la possibilité de livrer des repas équilibrés sur les bases de vie à midi, l’hygiène alimentaire étant vraiment le point faible de ces chantiers. 

Quel souvenir gardez-vous de ce chantier ? 
Un très bon souvenir. J’ai rencontré des gens passionnés par leur métier. C’était très intéressant, surtout humainement.